26 janvier 2007
DEFINITION, EMERGENCE ET ETAT DES LIEUX DU MICROCREDIT
CLiquez ici : Definition__emergence_et_etat_des_lieux_du_microcredit
16 janvier 2007
Le capital social des banques burundaises passe de 1,5 milliards à 2,5 milliards de FBU
Le Gouvernement et la Banque de la République du Burundi viennent de décider de porter le capital social minimum des banques à 2,5 milliars de Francs Bu et bientôt à 3 milliards.
Ceci est une mesure dont on le peut se réjouir à juste titre et ce pour plusieurs raisons:
Premièrement : l'intégration de plus en plus accélérée du Burundi dans la zone Economique de la l'Afrique de l'EST exigera de nos banques une assise financière on ne peut plus importante i) pour faire face aux Géants Kenyans, ii) pour pouvoir se couvrir des risques de change et de taux qui vont croitre avec les échanges commerciaux entre les pays de la sous région et qui devront être financés par le secteur bancaire.
Deuxièmement : En ne considérant que l'économie locale, les banques burundaises sont de tailles très réduites, et ne sont pas capables de générer de véritables économies d'échelles leur permettant de s'implanter de façon durable sur l'ensemble des grands secteurs urbains du pays. En effet, quelles sont les banques présentes à Rutana, Cankuzo, Karuzi, Kirundo et j'en passe ? Augmenter leur capital social , c'est leur donner des capacités d'investissement et de croissance supplémentaire. Espérons que cette croissance se fera au bénéfice des clients non encore desservis.
Troisièmement : les banques burundaises sont surliquides, l'engagement des actionnaires est trop faible par rapport au volume d'épargne que brasse les banques. Le risque que les actionnaires sont prêt à prendre sur l'argent des épargnants est donc trop élevé. Accrôitre leur partiipation, les rendras beacoup plus prudents dans la gestion de leurs actifs.
Quatrièmement : cette mesure aura pour incidence de voir disparaître les banques fictives de tailles tellement réduite , avec une ou deux agences sur tout le territoire, qu'elles sont en réalités des comptoirs de banques étragères. Cette disparition se réalisera soit par des mécanismes de fusions, d'absorption, ou tout simplement les verrons nous descendre d'ue échelle et devenir des entreprises de microfinance.
Toutefois, si cette mesure a des incidences positives , elle aura necessairement des impacts négatifs.
le plus important de ces impacts sera une exclusion plus grande des petits clients. En effet, toutes les etudes econométriques sont formelles, la taille des clients des banques et positivement et significativement corelée à la taille des banques. Ainsi, le secteur de la microfiannce encore en gestation et dont l'affaire AMANI Microfinance démontre une fois de plus la fragilité, verra demain un nouvel afflux de nouveaux clients.
le deuxième impact, qui risque de se faire encore une fois au détriment de la microfiannce , est de voir le service de la supervision bancaire s'interesser encore plus à ces nouvelles mastodontes du seteur financier burundais et d''en délaisser les institutions de microfiannce qui vont brasser des milliards de FBu de l'epargne de millions de Burundias, mais dont la faillite d'une seule ne peut ébranler l'ensemble du secteur financier ( a moins que la FENACOBU............).
Affaire à suivre.
AMANI Microfinance : Faillite ou véritable escroquerie ?
Aujourd'hui encore, des milliers de burundais habitant tout le long de la rive du lac Tanganyka , de Bujumbura à Nyanza Lac n'en reviennent pas.
Les agences d'Amani Microfinance ont poussé comme des champignons (15 agences en moins d'une année d'activités). L'institution elle, a disparue tel un éclair un soir du mois de décembre 2006. et dans ces caisses , quelques centaines de millions de FBU de petits microentrepreneurs burundais dont une majorité de pecheurs.
Certes beacoup d'observateurs avertis avait flairé le coup. le Conseiller principal du projet microfinance avait prédit une mort à la Burundi Direct pour cette institution qui ne respectait pas les bases fondamentales en matière de création et de croissance d'entreprises et encore moins en Microfinance, où les exigences sont plus fortes. ( Mais au lieu de mourir, les dirigeants ont semble -t-il pris la poudre d'escampette).
Certes le premier ministre burundais des finances de l'ère NKurunziza avait déjà fait part de ses inquiétudes quand au développement fulgurant de cette institution à capitaux rwandais ( étaient-ils là pour une cause noble ou des raisons obscures ?);
Et pourtant, le canular a bien eu lieu et il a marché. Où sont les coupables ? A qui doivent s'en prendre ces pauvres petits épargnants ?
A vrai dire, moi-même, qui etait présent au Burundi lors de la naissance et du developpement de cette institution, et qui travaillait à temps plein dans le secteur de la microfinance, je me suis fait avoir. J'avais même recommandé à des amis investisseurs de placer leur argent au sein de cette institution . j'ai eu à rencontrer plusieurs fois lors de déjeuners amicaux le DG et le PCA d'Amani Microfinance. ils me faisaient part de leurs problèmes techniques, de leur envie de s'entourer de personnes compétentes, etc. Bref, ils m'ont fait comprendre que leur souci était un et un seul : accroître leur part de marché et rentabiliser leur entreprise. Bref, ils m'ont fait comprendre qu'ils étaient conscients de leurs lacunes et que leur objectif était d'y remédier au plus vite.
Avec un peu de recul, je me souviens qu'avant ces différentes rencontres, j'étais l'un des plus fervents critiques de cette institution qui pour moi également ne respectaient aucune des regles élementaires en matière de création et de développement d'entreprises en microfinance.
Comme je parle beacoup, et que j'ecris beacoup, ils ont certainement du entendre parler de mes propos et on tout fais pour calmer mes ardeurs : Chapeaux messieurs , ils ont entièrement réussis à mendormir. Ammasser des centaines de millions d'épargne sur trois province en moins d'un an, et disparaître dans la nature avec ce jackpot aux yeux et à la barbe des pouvoirs publics et autres intervenants du secteur.
Où sont ces responsables aujourd'hui ? Ils avaient de solides ramifications au Rwanda, si la justice s'y interesse elle va très vire retrouver leurs complices. Quand à savoir si les epargnants burundais recouvriront leurs fonds c'est une autre histoire.
La morale de l'histoire, elle appratient à la cellule de supervision de la microfiannce , qui doit prendre le taureau par les cornes et ne pas avoir peur d'inspecter, de fermer et de saisir les avoirs de toutes les IMFs suspectes actuellement actives sur le sol burundais. il en va de la crédibilité du secteur et du développement du système financier burundais.
A bon entendeur salut!
10 janvier 2007
Des institutions de micro finance ferment en cascade leurs portes au Burundi
(Ligue des droits de l'homme Iteka)
Des institutions de micro finance ferment en cascade leurs portes au Burundi
Le phénomène de fermeture des institutions de micro finance et des institutions bancaires devient de plus en plus fréquent au Burundi. Cette fermeture fait très mal aux épargnants qui ne savent quoi faire. Des institutions de micro finance naissent en désordre, ferment en cascade après avoir escroqué des milliers de Burundais qui se laissent avoir , tout en croyant être protégés. En effet après la fermeture de l’entreprise de micro finance « Jamii Bora » et de celle de « Burundi Direct » qui s’étaient toutes implantées dans beaucoup de coins du pays, les déposants à la micro finance « Amani » ont été surpris en date du 19/12/2006 de trouver le service de retrait suspendu. Curieusement, le service versement était resté fonctionnel. Par après, on apprendra que le responsable en chef est demeuré introuvable. Ces institutions de micro finance n’étaient régies par aucune loi. Ce n’est qu’en juillet 2006 qu’un décret-loi est sorti attribuant la prérogative au Ministère des finances et à la Banque Centrale de réglementer et contrôler le travail des institutions de micro finance au Burundi. Ce décret, qui entrera en vigueur en janvier 2007, ne prévoit malheureusement pas de mécanismes qui permettraient aux épargnants de récupérer leur argent pour les établissements déjà fermés. Interrogé à ce sujet, le gouverneur de la Banque de la République du Burundi a précisé ce mercredi 27 décembre 2006 qu’il revenait à l’autorité publique de répondre à la question. NK.E (Ligue Iteka)
