Le blog d'Eric NGENDAHAYO

Tout ce que vous voulez savoir sur la microfinance au Burundi : Les derniers évènenements, les ouvertures et les fermetures d'IMFs, la réglementation,les travaux de recherche, les défis et les enjeux actuels du secteur. (eric.ngendahayo@yahoo.fr)

19 février 2008

Le rôle des institutions de microfinance dans l’offre de produits spécifiques aux migrants dans leur pays d’origine "

(résumé d'après l'auteur : F. Ponsot) sur lamicrofinance.org

Les IMF disposent d’avantages comparatifs en termes de proximité géographique et sociale pour proposer des services de transfert d’argent auprès des familles des migrants dans leur pays d’origine, notamment en Afrique Francophone :

  • réseaux implantés dans les zones rurales et/ou les quartiers urbains à forte concentration populaire,
  • capacités institutionnelles et systèmes d’information permettant une gestion rigoureuse des informations et des liquidités.

Certaines IMF ont su mobiliser ces avantages comparatifs pour nouer des alliances stratégiques avec des banques franchisées par des sociétés de transfert d’argent et délivrer des services de transfert d’argent internationaux. Les membres de la sous-commission "Valorisation de l’épargne des migrants du Réseau Français de la Microfinance (RFM) ont, réalisé un travail de capitalisation sur le rôle que peuvent jouer les IMF dans l’offre de produits financiers spécifiques aux migrants au-delà des services de transfert stricto sensu : valorisation de leur épargne pour le financement dans leur pays d'origine de projets individuels, familiaux ou collectifs. Pour ce faire, l’étude a procédé à une analyse de la demande des migrants pour ces produits, de l’offre existante au niveau des banques en France et des expériences internationales d’alliance entre banques, IMF et sociétés de paiement électroniques afin de dégager les conditions de partenariats satisfaisant les exigences réglementaires et assurant la convergence des intérêts des acteurs.

L’étude s’est appuyée sur la littérature existante en France et à l’international, des entretiens auprès de représentants des migrants, de directeurs des IMF d’Afrique francophone, de responsables des départements migrants des banques françaises et de dirigeants de société de paiement électronique.

Analyse de la demande : flux estimés, affectation des transferts et besoins spécifiques liés au cycle de vie des migrants

La France compte 5 millions d’immigrés dont près de la moitié proviennent de pays africains. Les ressortissants africains ont la plus forte propension à envoyer à leur famille de façon régulière une part importante leur revenu (jusqu’à 40% pour les primo arrivants) et ce, alors que l’infrastructure financière des pays d’origine est dans bien des cas défaillante. Aux difficultés de quantification exacte de la population de migrants effectuant des transferts (migrants de seconde génération, population en situation irrégulière) se superposent les difficultés d’estimation des flux réels par les méthodes conventionnelles (balance des paiements), qui conduisent non seulement à largement sous-estimer les montants réellement envoyés mais privent également les opérateurs commerciaux d’informations stratégiques quant à l’identification des flux et des canaux utilisés par corridor. Ainsi, en intégrant les flux informels, le montant cumulé des transferts de migrant des principales diasporas s’élèverait à 8 milliards d’euros par an soit le double des flux recensés à travers la balance des paiements. L’analyse de l’affectation des transferts de fonds basé sur le cycle de vie des migrants de première génération qui ont le comportement de transfert le plus systématique fait apparaître une évolution des besoins. Les années d’arrivée sont marquées par un souci d’envoyer rapidement de l’argent aux membres de la famille restés au pays (financement des dépenses courantes, de santé et d’éducation), tandis que l’évolution du statut social, familial et économique font progressivement apparaître un besoin de constitution d’une épargne de précaution dans le pays d’origine (pour faire face à un imprévu, saisir une opportunité économique ou financer un voyage) et d’un capital pour l’acquisition d’un bien immobilier ou la création d’une activité économique –avec un souci plus prégnant du financement des conditions du retour même s’il ne se concrétise pas. Il existe donc une demande diversifiée selon le positionnement sur le cycle de vie, avec une entrée davantage centrée sur une logique familiale et le recours à l’informel ou aux sociétés de transfert rapide en début de cycle suivi d’une évolution vers une logique plus individualiste orientée vers l’investissement productif faisant appel à des produits plus évolués d’épargne et de crédit habitat, et bien, que rarement effectif, d’assurance santé.

L’offre des banques : une dynamique portée par les filiales étrangères relayée par les banques françaises aboutissant à l’offre d’un package complet pour les marchés matures

Sous l’impulsion des banques marocaines implantées en France (et d’une politique d’incitation des autorités marocaines pour drainer l’épargne des migrants depuis plusieurs décennies), une offre spécifique s’est développée sur ce corridor aboutissant au développement d’un package de produits spécifiques au sein duquel le transfert d’argent et le crédit habitat constituent des produits d’appel à côté de produits et services caractéristiques tels que l’assurance rapatriement de corps et la gestion des opérations à distance. Les banques à « double enseigne » font jouer à plein leur implantation sur les deux espaces pour développer une relation client permettant de concilier la dichotomie spatiale et de lever les contraintes du risque de crédit en particulier pour le financement de l’habitat (mobilisation d’hypothèque dans le pays d’acquisition d’origine / mobilisation de capacité de remboursement dans le pays d’accueil). L’analyse d’autres expériences de produits dédiés aux migrants fait apparaître les caractéristiques suivantes : développement d’une interface commerciale dans le pays d’accueil, constitution d’un historique d’épargne (ou de transfert) avec le migrant comme préalable à l’octroi de crédit, mobilisation de garanties tangibles dans le pays d’origine (recours à un cautionnaire local et de nantissement de biens matériels). Dans l’ensemble des cas, l’ouverture d’un compte (ou d’un double compte dans le cas des banques à double enseigne) dans le pays d’origine est un pré-requis, le transfert à coût réduit est un produit d’appel et le crédit habitat constitue une incitation à l’épargne à moyen terme.

Enjeux et opportunités pour les IMF : constituer des alliances stratégiques et adopter une approche séquencée, de la mise en place de services de transfert à l’offre d’un ensemble de produits

Sur les marchés de niches (là où l’offre et l’implantation bancaires restent faibles) certaines IMF, en particulier celles qui ont déjà mis en place des services de transfert et se sont familiarisées avec ce marché, voient dans la mise en place de produits spécifiques une opportunité de diversifier leurs sources de revenus (crédits) et d’accéder à une source de financement à moyen terme à coût réduit (épargne des migrants). Pour ce faire elles doivent constituer des alliances avec des banques et des sociétés de paiement qui satisfassent non seulement les contraintes des réglementations de change (les IMF ne sont pas autoriser à effectuer directement des opérations internationales) mais celles relatives aux lois anti-blanchiment et de lutte contre le financement du terrorisme (l’ensemble des acteurs impliqués doivent assurer la traçabilité des opérations et l’identification des clients). D’un point de vue opérationnel, les IMF doivent créer une interface client dans le pays d’accueil permettant l’ouverture de comptes à distance et l’instauration d’une relation de proximité avec la clientèle et de façon plus large, développer un dispositif qui permette une continuité dans la relation client (suivi des opérations à distance, référent identifié dans le pays d’origine). Enfin, le développement de produits d’appel comme le crédit d’habitat (la micro-assurance santé) constitue un nouveau métier pour la plupart des IMF.

Le développement des sociétés de paiement basées sur les nouvelles technologies appliquées à la monétique (cartes prépayées, mobile banking) constitue une opportunité pour assurer l’interface entre les IMF, les banques et les clients en effectuant la transformation des espèces en monnaie électronique et en assurant le transfert des informations à moindre coût, avec plus de commodité pour le client tout en respectant les exigences réglementaires.
L’adoption en France au plus tard en novembre 2009 de la directive européenne sur les services de paiement qui va instaurer une nouvelle catégorie d’établissement habilitée à effectuer des opérations de transfert d’argent pour un capital minimum de 20 000 euros et 50 000 euros pour les paiements effectués par l’intermédiaire d’un opérateur de réseau téléphonique ou numérique, va ouvrir de nouvelles alternatives.

L’étude conclut par la formulation d’actions favorisant des initiatives innovantes :

  • Etude sur le cadre et les options réglementaires pour des IMF souhaitant proposer une offre de produits spécifiques aux migrants en France
  • Etude de marché pour l’établissement de partenariats entre banques françaises, IMF et prestataires de cartes prépayées ou de paiement par portable dans les pays d’origine des migrants.
  • Etude de marché et de faisabilité pour la mise en œuvre de produits spécifiques par les CVECA de Kayes (corridor France-Mali)

Le rapport complet est disponible à l'adresse suivante :

http://www.esf.asso.fr/portail/article.php3?id_article=311

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05 février 2008

Un appel d’offres de l’USAID : dynamiser le secteur du microfinancement de l’habitat

Améliorer  l’habitat des plus pauvres par le biais de la microfinance

Le département  de l’USAID, en charge du soutien au développement des microentreprises, a lancé la mise en œuvre d'un programme de subvention, destiné à promouvoir l’offre de services financiers en faveur des pauvres, pour l’année fiscale 2008.

Dans le cadre de ce programme, l’USAID invite à la soumission de propositions innovantes comportant des idées révolutionnaires en vue de :

  • améliorer l’habitat des plus pauvres, vivant dans les pays en développement, grâce à l’offre de services financiers, élaborés à leurs intentions.
  • participer à un réseau d’apprentissage, afin de mettre en place des processus reproductibles, proposer des outils et des méthodes d’approche pour dynamiser le secteur du microfinancement de l’habitat.

Les ONG non américaines peuvent participer à la soumission. Seront éligibles les ONG justifiant d’expériences acquises dans l’offre de services financiers en faveur des plus pauvres et ayant les capacités ainsi que l’expertise nécessaire à la gestion de ce programme.

USAID escompte financer entre 04 et 08 ONG avec un montant variant de 400 000 à 1 200 000 dollars US, avec un budget total de 04 millions de dollars US, au cours d’une période de trois ans.
Date de clôture : 25 Mars 2008
  Date limite pour les demandes de renseignements : 06 Février 2008

Plus d’informations (en

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Outils de financement des IMF

Outils de  financement des IMF

Source : www.lamicrofinance.org

Le secteur de la microfinance a amorcé depuis quelques années déjà sa " commercialisation ", et l’inclusion des IMF dans le secteur financier formel se fait aujourd’hui réalité, dans certains pays ou pour une partie des IMF du moins. De plus en plus, un lien de financement se crée entre les IMF, les banques, les financeurs privés et publics, avec le développement d’une gamme d’outils financiers élargie.

Avec le temps, les besoins en financement des IMF ont en effet évolué. Si les subventions restent nécessaires dans la phase de construction des institutions, la structuration d’IMF plus matures et rentables a suscité également l’apparition de nouveaux modes de financement : prises de participation au capital des IMF sous statut de société ; prêts commerciaux aux IMF et garanties facilitant ces prêts ; outils de gestion du risque de change…

De nouvelles catégories de financeurs sont apparus en parallèle, aux côtés ou en relais des bailleurs de fonds publics qui avaient dominé la phase de développement du secteur : banques commerciales, investisseurs privés, fonds spécialisés en prêt ou investissements aux IMF.

Plus récemment enfin, on a même pu parler de l’émergence d’un " marché de capitaux " du secteur de la microfinance, au fur et à mesure que se créaient des fonds spécialisés et des montages financiers plus complexes. C’est ainsi qu’ont eu lieu en particulier les premières émissions obligataires et opérations de titrisation, ainsi que l’entrée en bourse de " success stories " du secteur.

Ce dossier s'adresse aux institutions de microfinance, aux banques et à l'ensemble des acteurs du secteur de la microfinance (instances gouvernementales, financeurs, organisations d’appui…) désireux de mieux maîtriser un domaine de plus en plus complexe et de comprendre ces nouveaux outils.

Il présente à la fois :

  • les enjeux du financement des IMF, et les débats actuels qui y ont trait : risque de dérive " libérale" (avec la valorisation élevée en bourse d’IMF comme Compartamos), ou concentration des financements sur quelques IMF seulement, par exemple ;

  • les principaux instruments financiers utilisés aujourd’hui, précisant leurs avantages respectifs pour les IMF, et la façon dont ces dernières peuvent en tirer parti ; pour chaque instrument, il s’appuie sur une sélection d’études de cas et de documents de référence. Le dossier revient aussi sur quelques recommandations à l’usage des IMF en matière de stratégie de financement.
   

L’auteur du dossier est Christine Poursat, consultante en microfinance.

Le dossier est structuré en 7 sous-thématiques :

Vous trouverez également une bibliographie et sélection de liens et ressources en lignes, dans la section

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Les femmes et la microfinance

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01 février 2008

L 'Economie burudaise vue par le DG de la MUTEC

Economie Burundaise: Une conversation avec Denis Ndikumana, le Directeur Général de la MUTEC 

BR Staff


Bujumbura, 2008-01-31 (Burundi Réalités Agence Presse) - Denis

Burundi Réalités : Monsieur le Directeur Général de la MUTEC : Bonjour

Denis Ndikumana, Directeur Général de la MUTEC : Bonjour

B.R. : Comment appréciez-vous le pouvoir économique de vos clients ?

D.N : Le pouvoir économique des populations Burundaises en général et des clients de la MUTEC S.A s’est détérioré durant toute la période de la crise qui vient de durée plus de 10 ans. Aujourd’hui, presque toute la population burundaise vive dans la misère totale.

B.R. : Où situez-vous le pouvoir d’achat des citoyens burundais, Monsieur le Directeur Général ?

D.N. Comme je viens de le signaler, le pouvoir d’achat au Burundi va de mal en pis, la montée continuelle des prix des biens détériore sans cesse le pouvoir d’achat des citoyens qui était jusqu’ à présent trop précaire.

B.R. : Qu’est-ce la MUTEC a plus de particularités par rapport à d’autres micro finances de la Place ?

D.N. : D’abord la MUTEC S.A a été la première à faire des innovations au niveau de la gestion de ses informations en rapport avec sa clientèle. Nous avons su mettre à jour les outils qui nous aident à gérer rationnellement nos opérations. Ceci nous a valu un prix de meilleure innovation qui nous a été décerné par l’association des banques à l’occasion de l’année internationale du micro crédit. Ensuite, les frais et les tarifs supportés par nos clients pour leurs opérations tiennent compte de leurs capacités financières qui restent toujours modestes. Notre stratégie est de s’approcher effectivement de ces gens à moindres revenus pour les aider à se relever.

B.R. : Pourquoi la création en cascade des microfinances au moment où certaines d’entres elles tombent en faillite, n’est-ce pas là la course aux intérêts personnels et non la contribution à l’émergence de l’économie burundaise ?

D.N : Je ne saurais pas parler des motivations des uns et des autres du moment où je ne suis pas associé dans leurs projets de créations des IMF. Personnellement je pense que si des opérateurs économiques investissement dans le domaine, certainement qu’ils visent à rentabiliser leurs ressources d’abord et faire profiter ensuite aux populations de l’exploitation de leurs opérations. De toutes les façons si le projet est bien monté et bien exploité chacun y trouve son compte y compris l’économie nationale Burundaise.

B.R. : D’après vous, pourquoi l’inflation grandissante de la monnaie burundaise ?

D.N : Mise à part l’inflation importée suite à la hausse du prix du barril de pétrole sur le marché mondial, on observe également une chute considérable de la production due à des calamités naturelles (sécheresse, pluies diluviennes etc …) sans ignorer les effets de la guerre qui a trop durée. L’insuffisance de la production entraîne une hausse généralisée des prix. Face à cet état de fait, le pouvoir public devrait prendre des mesures de relance économique à travers l’accroissement de la production. Beaucoup d’actions et de fonds devraient être injectés dans l’agriculture et l’élevage. Par exemple, les sociétés de développement comme la SRDI devraient être soutenues et renforcées financièrement et sur tous les point de vue. Malheureusement ce n’est pas le cas. Il est déplorable de voir qu’une société comme la SRDI risque de fermer et de tomber dans les oubliétés.

B.R. : Des institutions financières sont actuellement menacées de vol par les émissions de faux chèques, pouvez-vous tranquilliser vos clients ?

D.N. : Moi, je ne ferais que tranquilliser nos chers clients. Aujourd’hui, il existe plusieurs mécanismes de détecter le plus tôt possible des cas de vols. Présentement, il a été instauré à la MUTEC des systèmes de contrôle qui permettent de déceler les tricheries. Malheureusement , la déontologie nous oblige de garder de confidences professionnelles.

B.R. : Pourquoi la MUTEC n’est-elle pas présente dans les quartiers du Nord de la Capitale Bujumbura , notamment à Kemenge et Kinama ?

D.N : La MUTEC S.A est âgée de trois ans seulement et elle est présente au centre urbain de Bujumbura, en commune urbaine de Buyenzi près du marché de RUVUMERA sans parler des agences de l’intérieur du pays ( Bubanza, Gitega et Muyinga). Bien plus, nul n’ignore qu’une extension de toute activité suppose des moyens et du temps. On est encore une institution jeune qui se cherche et qui a déjà manifesté ses capacités. Par ailleurs, si on n’est pas installé physiquement au nord de la capitale Bujumbura, cela ne signifie pas qu’on n’a pas de clients en provenance desdites communes. J’en connais beaucoup. D’ ailleurs plusieurs clients regroupés en associations proviennent des communes Kamenge et Kinama. Seulement, on a dans un premier temps, visé les points les plus stratégiques comme les marchés où l’on trouve une forte concentration de populations à faible revenu, qui voudraient être appuyés financièrement dans leurs activités.

B.R. : Comment bénéficier un crédit auprès de votre microfinance ?

D.N : Après 4 mois d’opérations avec nos guichets (versements et retraits), le client peut solliciter un crédit. Cependant, comme plusieurs clients n’ont pas de garanties, nous encourageons le plus souvent la population à se regrouper en associations de production pour pouvoir bénéficier des crédits collectifs.

B.R. : En quoi le gouvernement intervient-il dans l’appui des microfinances ?

D.N. : Personnellement je salue les efforts du gouvernement qui fait pas mal d’actions dans le sens de renforcer le secteur de la micro finances.
D’abord, il y a eu promulgation du décret Présidentiel du 22 juillet 2006 portant organisation et fonctionnement des institutions de micro finances. Aujourd’hui, il n’y aura plus d’ aventuriers dans le secteur car toute IMF sera agréée par la Banque Centrale avant d’opérer sur le territoire national.
En plus, le gouvernement est entrain de chercher des financements auprès des bailleurs de fonds pour renforcement des capacités institutionnelles des IMF. FORCE “ Fonds pour la Relance , les Conseils et les Echanges en Micro Finance ” mis en place par l’Etat Burundais et le Gouvernement Néerlandais est opérationnel et a déjà fait ses preuves dans l’appui aux institutions de micro finances. J’en profite de l’occasion pour remercier FORCE de son appui à notre organisation. Nous venons d’apprendre que le Gouvernement s’attele à mettre en place une politique nationale dans le secteur de la micro finances. etc…

B.R. : Qu’est-ce vous proposez au gouvernement en de ce qu’il a déjà fait en faveur des microfinances ?

D.N. : Ce que je propose au Gouvernement est entrain d’être fait. C’est notamment la poursuite de recherche de financement pour renforcer le secteur. Accélérer la mise en place d’une politique nationale du secteur de la micro finances. Mettre en place des stratégies qui puissent inciter les opérateurs à investir dans le secteur etc …

B.R. : Quels sont les défis et les chances pour la relance de l’économie burundaise ?

D.N. : Le défis majeur pour relancer l’économie Burundaise est en priorité le rétablissement de la paix et la sécurité. Le jour où les conditions de sécurité seront retrouvées, les populations vont produire, les opérateurs vont investir au pays et la production va s’accroître, le pouvoir d’achat pourra s’améliorer.
L’excédent de la production sera exporté et le pays pourra avoir des devises et financer ainsi les importations.

B.R. : Merci de votre entretien Monsieur le Directeur Général.

D.N. : C’est moi qui vous remercie.

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Nouvelle listedes institutions agréées

Banque de la République du Burundi (BRB).

COMUNIQUE

En application du Décret N° 100/203 du 22 juillet 2006 portant réglementation des activités de micro finance au Burundi, la Banque de la République du Burundi porte à la connaissance du public ce qui suit :

1. A la date du 24 janvier 2008, seuls les établissements suivants sont agrées pour exercer des activités de micro finance au Burundi :

Nom de l’établissement Catégorie

1. Caisse d’Epargne et de Crédit Mutuel « CECM » Coopérative

2. Coopérative Solidarité avec les Paysans pour l’Epargne et le Crédit « COSPEC » Coopérative

3.MUTEC S.A Entreprise de micro finance

4. Fonds de Solidarité des Travailleurs de la Santé « FSTS » Coopérative

5. Conseil pour l’Education et le Développement « COPED » Programme de micro finance

6. Kazoza Vision Programme de micro finance

7. Central Africa Vision « CAV » Programme de micro finance

8. Fonds de Solidarité des Travailleurs de l’Enseignement « FSTE » Coopérative

9. Fonds de Solidarité des Cadres Juridiques « FSCJ » Coopérative

10. Union pour la Coopération et le Développement « UCODE » Coopérative

11. Hope Fund Entreprise de micro finance

12. Turame Community Bank Entreprise de micro finance

13. TWITEZIBERE Programme de micro finance

14. Parmaalimenta Programme de micro finance

15. Organisation d’Appui à l’Autopromotion « OAP » Programme de micro finance

16. GTZ Programme de micro finance

17. Appui au Développement Socio-Economique du Burundi « ADEC » Programme de micro finance

18. Cercle Consultatif des Anciens Parlementaires « CECAPA-REMA » Programme de micro finance

19. Coopérative d’Epargne et de Financement pour la Promotion des Echanges des Produits Agricoles et de Pêche « COFIP » Coopérative

20. ODAG Coopérative

21. FENACOBU Structure Faîtière des Coopecs

22. SD CRECO Coopérative

23. Alliance pour la Mutualité Financière « AMUF » Entreprise de micro finance

24. Solidarité pour l’Epargne et le Crédit « SOLECS-COOPERS » Entreprise de micro finance

25. Women Initiative’s for Self Empowerment « WISE.S.A » Entreprise de micro finance

26. Coopérative d’Epargne et de Crédit pour l’Auto développement « CECAD » Coopérative

27. Reseau Communautaire d’Epargne et de Crédit pour l’Auto Développement. Inkingi y’Iterambere « RECECA-INKINGI, S.A. » Entreprise de micro finance

2. Les établissements de micro finance déjà agréés doivent afficher une copie de leur acte d’agrément : au siège, dans les agences et guichets, dans un endroit visible et accessible au public.

3. La Banque de la République du Burundi rappelle que : « Nul ne peut exercer l’activité de micro finance sans avoir été préalablement agréé à cet effet par la Banque Centrale conformément au Décret N°100/203 du 22 juillet 2006 portant règlementation des activités de micro finance au Burundi ».

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