Le blog d'Eric NGENDAHAYO

Tout ce que vous voulez savoir sur la microfinance au Burundi : Les derniers évènenements, les ouvertures et les fermetures d'IMFs, la réglementation,les travaux de recherche, les défis et les enjeux actuels du secteur. (eric.ngendahayo@yahoo.fr)

10 mars 2008

Le Programme-cadre UE/ACP sur la microfinance offre des bourses aux décideurs politiques

Programme ACP-EU Microfinance

Leur permettre de suivre une formation de haut niveau dans le domaine de la microfinance

Le Programme-cadre UE/ACP sur la microfinance offre, pour la deuxième année consécutive, des bourses aux décideurs de politiques ACP – cela inclut le personnel des Banques nationales, les Ministères, les organes de supervision etc. Cela permet de couvrir leur frais d’études, avec une valeur de 3.100 EUR, et ainsi, de pouvoir participer au Programme de Formation en Microfinance Boulder à Turin, en Italie, 21 juillet – 8 août 2008.

Le Programme de Formation en Microfinance Boulder, qui aura lieu au Centre international de formation de l’OIT, est l’un des meilleurs programmes de formation en microfinance dans le monde. Il inclut un « policy track » avec des cours spécifiques destinés aux décideurs politiques. Il se tient en anglais et en français et est donné par d’éminents experts de la microfinance. Les décideurs de politiques – participants du Programme de l'année dernière ont fortement recommandé ce Programme de Formation. Lisez leurs témoignages.

Comment poser sa candidature ?
Les décideurs de politiques ACP, qui sont intéressés par ce programme et qui ont besoin d’une bourse pour couvrir les frais afférents à leur formation, sont invités à compléter le formulaire et l’envoyer à info@euacpmicrofinance.org ou faxé à +32 2 552 0025 avec une brève description des avantages que représenterait votre participation au programme pour votre travail et pour le secteur microfinance de votre pays.

Les demandes de bourses seront acceptées jusqu’au 1 mai 2008. Le Programme UE/ACP sur la microfinance sélectionnera les candidats en fonction de leur position, motivation à apprendre et à mettre l’acquis en pratique, formation antérieure, expérience dans le domaine de la microfinance et leur maîtrise de l’anglais ou du français. Les candidats boursiers auront des nouvelles de leur sélection éventuelle fin mai 2008 au plus tard. Les candidats retenus se verront octroyés le statut de participant qui leur permettra de choisir leurs cours.

Par le biais de ce programme de formation, le programme UE/ACP sur la microfinance vise à contribuer au développement des moyens des décideurs de politiques ACP et d'aider ces derniers à développer des systèmes financiers plus accessibles dans leurs pays.

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07 mars 2008

Evaluation des risques liés au développement rapide du secteur de la microfinance

CGAP

La faiblesse de la capacité managériale constitue le plus grand risque auquel s’exposent les institutions de microfinance

Actuellement, des flots d’investissements affluent vers les institutions de microfinance. Ils pourront engloutir celles qui ne sont pas armées pour affronter une croissance exponentielle et une intensification de la concurrence.

Une nouvelle étude des risques pesant sur le secteur de la microfinance a souligné que beaucoup de personnes qui espèrent que la microfinance restera un mouvement social, tout en étant un investissement financier, pourraient être déçues.
Publiée à un moment où le secteur vît un changement dramatique, elle révèle les doutes des praticiens, des investisseurs et des analystes sur la capacité des IMF à satisfaire de nouvelles demandes tout en maintenant leur objectif social.
Bien qu’elles ne touchent pas la totalité des IMF, l’insuffisance d’expériences en management, la faiblesse des capacités en gestion financière, sont perçues comme les principaux défis qui attendent les différents acteurs du secteur au niveau mondial.

Financé par le CGAP et la Citi Foundation, avec le soutient du Council of Microfinance Equity Funds (CMEF) et la Microfinance Information eXchange (MIX), l’étude « Peaux de banane » 2008 reflète le point de vue de plus de 300 acteurs, répartis entre 74 pays et constitue l’étude la plus poussée en matière de risque encouru par les institutions de microfinance. Elle a porté sur environ 350 IMF qui possèdent, chacune, plus de 5 millions de dollars US d’actifs. La rentabilité et le potentiel de croissance sur le plan commercial ont fait partie des critères de sélection.

Selon Xavier Reille du CGAP, les points de vue de différents acteurs sont réunis au sein de ce rapport pour mettre en évidence les problèmes urgents auxquels l’industrie de la microfinance devra faire face : le renforcement des capacités managériales des IMF, les réglementations instaurées par les gouvernements.
Philip Brown, Directeur du risque chez Citi-Microfinance insiste sur le fait que « les risques ne pourront être appréhendés qu’avec un recul suffisant. En regroupant les points de vue de centaines de réponses venues des différents participants, le rapport offre une large vue d’ensemble des problèmes de risques au niveau du secteur. Il espère que l’étude injectera une bonne dose de réalisme, en augmentant la connaissance des risques courants ; rehaussera le niveau des débats et apportera ainsi des éléments de réponses sur les risques qui attendent le secteur ».
L’étude a identifié 29 risques. Parmi les plus importants, relèvent du contrôle direct des IMF, la qualité de la gestion et de la collégialité, l’accroissement des coûts, la gestion du personnel, la gestion des systèmes d’information et de gestion et le risque de crédit.

Malgré les risques liés au marché, conséquence de l’introduction grandissante des IMF dans le circuit financier, comme la variation des taux de change et des taux d’intérêt (Cf Gestion du risque de change) ; en matière d’environnement opérationnel, les risques les plus importants sont constitués par les mauvaises réglementations et les ingérences politiques.

Les participants soulignent que l’augmentation des risques liés à l’accroissement de la compétition, suite à l’attrait exercé par la microfinance sur les investisseurs étrangers et les banques commerciales, fut très rapide.
Bien qu’elle favorise la diminution des prix et stimule les innovations, la pression de la compétition entraîne une dénivellation de la qualité, abaisse les profits et aggrave les problèmes de gestion du personnel.

L’étude a été mené par le Centre for the Study of Financial Innovation (CSFI), un groupe de réflexion indépendant basé à Londre qui explore l’avenir des services financiers. Depuis plus de 10 ans il a effectué des études régulières sur les « Peaux de banane » et a éprouvé un vif intérêt pour l’analyse des perspectives du secteur de la microfinance.

David Lascelles, l’auteur souligne que « L’étude peint en couleur vive les risques auxquels font face les institutions de microfinance dans leur rapide croissance, passant d’un statut d’ONG à un statut plus commercial. La profondeur et la vitesse des changements nécessiteront une gestion appropriée ».
L’étude de 40 pages accompagne chacun des 29 risques d’un petit commentaire, décompose les réponses par type et par région, et fournit des détails classés selon la géographie et les différentes catégories des participants.

Pour en savoir plus (En anglais)

Posté par ngenderic à 10:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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